mai
7
Qu’on se le dise. Il est révolu le temps où ouvrir un blog vous classait dans la catégorie des internautes en avance sur leur temps, les seuls à occuper l’espace et donc, par défaut, les seuls regardés. Les estimations récentes de Technorati dénombrent 71 millions de blogs, une sacrée nation virtuelle en devenir… Vous l’avez compris, désormais les blogueurs doivent affronter une concurrence féroce. La conscience blogosphérique comprend de plus en plus les enjeux du contenu. Car c’est le contenu qui différencie un blog et attire les visiteurs, c’est lui aussi qui crée la popularité et engendre l’adhésion.
En tant qu’espace d’échange, le web 2.0 accélère la diffusion mais aussi l’appropriation et la modification de l’information. Si les journalistes traditionnels sont contraints de respecter la déontologie de la profession, qui les conduit à s’interdire de plagier, citer leurs sources, être indépendant vis-à-vis des annonceurs, la blogosphère comporte encore des zones de libertés relatives. Le contenu circule plus facilement, souvent à l’insu des auteurs.
Face à l’évolution de l’écriture liée à l’avènement du web 2.0, plusieurs orientations se sont développées, suivant des raisonnements divergents.
D’un côté, l’initiative Creative Commons [en] vise à encourager l’échange et la circulation d’œuvres en proposant aux internautes des contrats de droits d’auteurs qui comprennent une autorisation de reproduction de l’œuvre. Ainsi, la reproduction d’œuvres sous certaines conditions ne nécessite plus l’autorisation expresse de l’auteur. Les limites de la reproduction sont expressément spécifiées par le contrat choisi par l’internaute (l’obligation de la mention de la paternité de l’œuvre, restriction de l’utilisation commerciale, droit aux modification peuvent être définis en fonction du choix de l’auteur). S’inspirant de l’initiative open source, les licences Creative Commons offrent un modèle s’opposant entre autres à celui des Majors du divertissement.
De l’autre côté, l’envie de contrôler la diffusion de son propre contenu peut parfois l’emporter sur le partage. Des sites comme Copyscape [en] ont vu le jour pour aider l’internaute à détecter le plagiat. Profitant de la paranoïa naissante, ce site propose au créateur de contenus une palette d’outils de surveillance pour détecter les sites qui auraient copié la fameuse substance sans permission. Pour plus de détails, je vous renvoie à l’article vu sur Mots&Co Contenus web : Halte au copier/coller !

Ainsi, au gré de vos visites sur Internet, vous aurez l’occasion de remarquer sur vos blogs ou sites favoris les bannières symbolisant l’une ou l’autre des visions du web 2.0. Certains choisiront la licence Creative Commons, autorisant le partage tacite sous certaines conditions, d’autres mettront en place l’amusante protection de Copyscape. C’est une affaire de choix.
Et vous, quelle sera votre vision du web 2.0 ?
Technorati Tags:web 2.0, droits d’auteur
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avr
24
L’ourson polaire Knut a décidément ravi le coeur des internautes français, nombreux à avoir défilé sur Bubblechronicles à la recherche d’informations concernant ce petit ourson.
En vrai coqueluche des médias, Knut a malheuresement du subir les désagréments de sa médiatisation soudaine, à savoir une menace de mort, envoyée au zoo de Berlin. Internet a tremblé pour son protégé, déjà éprouvé par une rage de dents un peu plus tôt. Jusque là Knut semble gambader tranquillement…
Alors, pour voir les photos de Knut, je vous renvoie au site du zoo de Berlin (en), qui présente un diaporama de l’ourson Knut : ses premiers jours dans la couveuse, Knut nourri au biberon, Knut se roulant par terre avec un ballon.
Pour les vidéos de l’ourson Knut, je conseille à l’internaute de se rendre sur le blog officiel de Knut traduit en français par les soins de Google, dans un français un peu approximatif mais attendrissant.
C’était la suite de la Knutmania proposée aux internautes par Bubblechronicles.
Technorati Tags:knut, ourson knut, insolite
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avr
15
Depuis plusieurs semaines les médias s’enflamment pour la Knutmania. Si vous avez raté le début, Knut est un ourson polaire du zoo de Berlin rejeté par sa mère à la naissance et élevé au biberon par un employé du zoo. Depuis sa naissance, le 5 décembre 2006, les médias allemands relatent ses aventures et même la presse américaine s’intéresse au phénomène. Un blog consacré à Knut permet de suivre l’existence de l’ourson. En France, par contre, la réaction des médias a été timide, probablement à cause de l’approche de l’élection présidentielle.
Mis à part l’exception française, comment expliquer un tel engouement pour Knut de la part du public ? D’autant plus qu’un autre ourson né un mois plutôt dans le zoo de Berlin n’a pas attiré autant d’attention. On peut avancer plusieurs hypothèses.
Tout d’abord, la survie de Knut comporte une part de tragédie : le rejet par sa mère et la mort de son frère. Quand il est menacé d’euthanasie, de nombreuses personnes tremblent pour son sort, jusqu’à la décision du zoo de le garder en vie, satisfaisant ainsi les pulsions démiurgiques des Knutmaniacs. Retrouverait-on dans son histoire des éléments de télé réalité, transposée au règne animal ?
Knut en tant que représentant d’une espèce en danger nous met aussi face à notre propre culpabilité. L’habitat de l’ours polaire est, rappelons-le, menacé par le réchauffement climatique. Sauvant un petit d’ours dans l’immédiat, nous pallions notre incapacité à agir à plus grande échelle.
Enfin, cette nouvelle émouvante contraste avec un fond d’actualité mondiale tendue, redonnant une bouffée d’optimisme qui manque tant au public. Le repli défensif sur un sujet local et ponctuel ne serait que le symptôme d’une société qui décroche face à une stratégie éditoriale globale alarmiste.
Tragédie, culpabilité et peur : les ingrédients de la potion sont réunis. En attendant, l’affaire n’est pas seulement médiatique, elle est aussi profitable. Knut est une marque déposée par le Zoo qui propose à ses visiteurs de nombreux produits dérivés, et déjà fabricants de jouets et de bonbons ont saisi le filon. Dans une société qui n’est plus sûre de ses repères, la rentabilité reste l’ultime prescripteur.
A voir également:
Le blog de Knut
Technorati Tags:médias, opinion, société, knut
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avr
7
Le terme d’entrepreneuriat social apparaît de plus en plus sur Internet, aidé dans sa diffusion par l’attribution en 2006 du prix Nobel de la Paix à Muhammad Yunus, entrepreneur social bangladais qui a fondé Grameen Bank, établissement spécialisé dans le micro-crédit. Le concept quant à lui n’est pas récent mais prend de l’envergure dans le contexte économique actuel. Bubblechronicles a cherché à comprendre ce qui se cache derrière cette combinaison de termes autrefois opposés.
Quelle est donc la définition de l’entrepreneur social ? La plupart des acteurs du secteur s’accordent pour dire qu’un entrepreneur social est un entrepreneur qui propose des solutions innovantes et pragmatiques face à un problème social. Pour autant, son projet économique, bien qu’à vocation sociale, doit être viable. L’entreprise peut de plus être gérée de manière participative. Véritables « change makers », ces individus acquièrent un rôle nouveau dans notre société qui assiste au remaniement du rôle de l’état et de l’individu.
Les entreprises sociales sont donc à distinguer des associations humanitaires. Dans la nouvelle logique, il s’agit d’aider les couches de populations dans le besoin à sortir du système de don pour les armer face à leurs problèmes quotidiens. Ils participent au processus en tant que clients, emprunteurs ou distributeurs. De la même façon, toute entreprise responsable ne s’apparente pas à une entreprise sociale. Cette dernière ne recherche pas le profit et intègre un objectif social.
Avec la Grameen Bank, Yunus Muhammad a donné l’accès au crédit aux plus démunis, ceux qui ne sont pas acceptés par le système bancaire traditionnel. Il a accordé des prêts sans garantie afin que les bénéficiaires puissent acheter du matériel d’agriculture. Et il a obtenu en retour des taux de recouvrement surprenants de près de 99%, prouvant par là qu’une entreprise sociale pouvait être viable.
Les capitalistes sociaux sont d’abord apparus dans les pays en développement, nécessaires pour faire face à la pauvreté. C’est maintenant au tour des pays industrialisés de constater l’arrivée de ces entreprises sociales. Leur développement en Occident correspond à l’évolution des mentalités face à l’économie de marché et à la prise de conscience des manquements du système actuel, créant de nombreux exclus. Ainsi, au Royaume-Uni, le journal de rue « The Big Issue » vendu à la criée par des SDF permet à ceux-ci d’avoir un revenu ponctuel.
Mais, le développement du capitalisme social ne sera pas sans dérives. Certains grands groupes ayant atteint le développement maximal parmi leur clientèle cherchent à viser de nouvelles cibles. Les couches de population les plus pauvres représentent pour elles un nouveau réservoir de croissance. Ayant peu de pouvoir d’achat séparément, ces populations représentent un marché conséquent pris ensemble. La tentation de proposer des produits au rabais est grande face à une frange de clientèle moins avertie.
D’autres grands groupes voient l’arrivée du capitalisme social comme une occasion d’améliorer leur image. Comme le développement durable, récupérer le thème de l’entrepreneuriat social est un moyen efficace pour s’attirer les faveurs du grand public.
En conclusion, il convient de rappeler que si le modèle économique d’une entreprise à vocation sociale doit être viable, le profit ne doit pas pour autant être son objectif. Voilà qui restreint l’accès aux marchés de capitaux pour les futurs « change makers ». Leur challenge sera donc de réinventer le système afin de s’assurer un financement, en attendant que le système public s’y intéresse à son tour.
A voir aussi:
La fondation Schwab pour l’entrepreneuriat social
Ashoka, révélateur d’entrepreneurs sociaux
AVISE, agence de valorisation des initiatives socio-économiques
Social capitalist awards de Fastcompany
Le forum des entrepreneurs sociaux au salon des entrepreneurs
Technorati Tags:économie, entrepreneur social, entrepreneuriat, société
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mar
31
≡ Category: Divers | ≅ 1 Comment
Le monde est une vaste bulle remplie de bulles ! Elles mènent leur propre existence, flottant au gré des flux, enflant et éclatant. Quittant une première bulle, nous atterrissons dans une seconde, navigant dans un espace renfermant d’autres espaces.
Bulle personnelle, bulle économique, bulle Internet ou bulle de BD…
Bubblechronicles offre une chronique de toutes les bulles, avec sérieux ou légèreté, regardant chez les voisins, démêlant, agrégeant et analysant les sujets les plus divers afin d’offrir à ses lecteurs une vision critique du monde qui nous entoure.
Il ne reste plus qu’à vous souhaiter une bonne visite !
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